Classe fermée = pas de rentrée ! Les écoles de Béon/Chamvres se mobilisent.

Le ministère a décidé de reporter les opérations de carte scolaire pour le 1er degré après les élections municipales… et compte bien faire passer ses mesures désastreuses (4000 postes en moins dans l’Éducation, dont 1891 dans le premier degré) dans un temps particulièrement resserré.

Qu’à cela ne tienne, les enseignants et parents commencent à se mobiliser pour sauver leurs écoles !

Lundi 23 février, jour de la rentrée, le RPI Béon/Chamvres dans l’Yonne a décidé de bloquer les écoles, contre la fermeture de classe : parents, enseignants, avec le SNUDI-FO 89 et élus exigent de rencontrer l’inspection… qui refuse de se déplacer.
Réponse des parents : « Nous resterons là jusqu’à ce qu’on soit entendus !« . La poursuite de la mobilisation dès le lendemain est engagée et annoncée à l’inspectrice…

Face au blocage et à la détermination des parents, nous contactons l’Inspection Académique et l’Inspectrice est contrainte de se déplacer !

Les parents et élus de l’école de Chamvres rejoignent ceux de Béon pour l’arrivée de l’Inspectrice, reçue par un comité d’accueil d’une cinquantaine de personnes.

Mais l’Inspectrice se refuse à tout dialogue, prétextant ne rien pouvoir dire sur les fermetures de classes : « Faites une demande pour que je reçoive une délégation la semaine prochaine. Je suis venue pour que les enfants rentrent en classe… » Pas question ! Vous êtes là, nous sommes là : discutons tout de suite. Nous refusons la fermeture de classe, et nous ne lâcherons pas. Nous savons que vous avez la liste des écoles menacées, vous avez d’ailleurs déjà contacté les maires !

Après un quart d’heure de négociations, face à la détermination, elle lâche : une délégation de parents et élus est reçue et peut exposer les revendications et argumenter contre la fermeture de classe !

Elle passe ensuite à l’école de Chamvres où elle reçoit également une délégation, toujours aussi déterminée. Une nouvelle audience sera accordée à l’Inspection. Le SNUDI-FO 89 demande à ce que nous soyons reçus, tous ensemble, pour exiger l’abandon de la mesure de fermeture de classe prévue.

Les parents et élus du RPI Béon/Chamvre ont imposé de se faire entendre, et ils ont raison ! Il n’est pas question d’attendre et de se soumettre au calendrier de la DSDEN qui veut expédier la campagne de carte scolaire après les municipales. Le rapport de force est engagé et montre à quel point il peut faire bouger les choses. Rien n’est terminé, et la question de la poursuite de la mobilisation pour obtenir satisfaction est posée.

Des mobilisations s’organisent dans d’autres écoles : le rejet de cette carte scolaire supprimant 21 postes dans le département (soit sans doute plus de 40 fermetures de classes) doit se répandre partout !

Nous invitons toutes les écoles à se mobiliser, dès à présent, comme à Béon/Chamvres, pour refuser les fermetures de classes, refuser les 4000 suppressions de postes, refuser la destruction de l’éducation nationale : nous pouvons les faire reculer !

Ici comme partout, nous subissons le budget d’austérité Macron/Lecornu, passé à coup de 49-3. Ce budget de guerre contre l’école, nous le refusons. Mobilisons-nous partout, coordonnons nous et organisons la résistance face au carnage qui se prépare contre l’Ecole Publique !